en Ecosse et en Irlande

La bataille de Culloden

De nombreux sites tres detailles existent sur Internet concernant cette bataille, par exemple
Un site anglais : http://www.britishbattles.com/battle_of_culloden.htm
et le site du National Trust of Scotland : http://www.nts.org.uk/culloden/

David Morier

De mon cote, ce qui m’interesse plus, ce sont les circonstances de cette bataille, puis ce que cette defaite a finalement represente pour l’Ecosse

Extrait de ce – vraiment –  precieux site d’Alastair Mc Intosh :
http://www.alastairmcintosh.com/foreign/francais_interculture.htm

Une «bande de forbans»

Contrairement à leurs prédécesseurs romains qui n’avaient jamais dé­passé l’Écosse des Basses-Terres, les «Grands Amélioreurs» (Great Improvers) qui réalisèrent les enclosures en Angleterre et dans les Basses-Terres écossaises parvinrent tardivement dans les Highlands et les îles d’Écosse. Dans cette bio-région éloignée des villes, inhospitalière pour les intrus et en majeure partie montagneuse, qui fait vivre de nos jours une po­pulation clairsemée de quelque 350 000 personnes, les établissements hu­mains vivaient alors de chasse, de cueillette et d’une agriculture de subsis­tance mixte (cultures sur les terres arables et élevage de bétail), sous le «régime» des chefs de clans familiaux et patriarcaux; ces clans, ayant pour seul fondement les liens du sang, guerroyaient souvent entre eux (le mot gaélique «clan» signifie «famille» ou «enfants»).

En 1707, les parlements d’Écosse et d’Angleterre fusionnèrent, pour un ensemble de raisons en rapport avec la sécession, la religion, la sécurité et l’accès réciproque aux marchés. Cela entraîna beaucoup de ressentiment po­pulaire en Écosse et le grand poète nationaliste Robert Burns immortalisa comme une «bande de forbans» (a parcel of rogues) les «traîtres» du Parlement écossais dont beaucoup trouvaient là des avantages mercantiles ou autres bénéfices.

En réaction à cette évolution et aux événements qui entourèrent la pre­mière Union des Couronnes (1603), l’Écosse se trouva, en 1745, en état ef­fectif de guerre civile au sujet du Traité d’Union (qui avait créé en 1707 le Royaume-Uni de Grande-Bretagne).d

Cumberland

Le Prince Charles Edward Stewart («Bonnie Prince Charlie»), prétendant catholique au trône, leva une armée chez les chefs des Highlands et marcha sur le Sud, rencontrant peu de résis­tance. Parvenus à 150 km de Londres, ces «Jacobites» ne se sentirent pas assez forts pour poursuivre leur progression avec assurance. L’armée bri­tannique se regroupa alors pour les poursuivre et, sous la conduite du «boucher» Cumberland,

massacra les Jacobites à Culloden (dernière bataille livrée sur le sol britannique) en 1746. Il n’est pas sans intérêt de noter que cela se passait trois ans seulement après que le «dernier loup» d’Écosse eut été abattu, l’extinction locale d’une espèce présageant, significativement, la désintégration culturelle.

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