en Ecosse et en Irlande

Huit heures de sursis ( Odd man out) de Carol Reed -1946

Il ne faut manquer aucune occasion de (re)découvrir les films de Carol Reed, un cinéaste maintenu dans un oubli incompréhensible. Voici l’un des plus prenants et surprenants. Situé en Irlande à une époque volontairement imprécise, il commence sur les chapeaux de roues, en pleine réunion d’un groupe d’hommes préparant un coup pour « l’organisation ». Dans cette attaque d’une usine, dont les coffres sont vidés, le chef du groupe, Johnny, est blessé, et ses camarades s’enfuient sans lui.

Une chasse à l’homme commence alors. Qui retrouvera Johnny, la police ou l’organisation ? C’est aussi le début d’une autre histoire. Aux abois, à l’agonie, Johnny erre dans les rues et rencontre des citoyens qui lui disent tous à leur manière, à l’instar d’un cocher : « Je ne suis ni pour ni contre vous. Je ne veux pas me mêler de tout ça. »

Tout en menant un récit haletant, Carol Reed livre ainsi une fable politique sur l’engagement, la solidarité. Tourné juste après la guerre, le film évoque bien sûr la Résistance, mais aussi tous les combats pour la liberté. Dans sa dernière partie, il prend même des allures de conte de Noël, dans un décor de neige aussi poétique qu’émouvant.

Critique Telerama
Frédéric Strauss

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Une Réponse

  1. Huit heures de sursis, un très bon film que je reverrais volontiers.

    3 janvier 2017 à 3 h 51 min

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