en Ecosse et en Irlande

La « success story » irlandaise[…]

La « success story » irlandaise est une escroquerie, champagne pour les banques !
mardi 31 décembre 2013, par Attac d’Europe
Le 15 décembre 2013, l’Irlande est devenue le premier pays à sortir d’un programme de « sauvetage » de la Troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI. Au moment où les élites politiques européennes sablent le champagne en l’honneur du « succès » irlandais, Attac publie une étude inédite à partir de chiffres officiels jusqu’ici dispersés.

Alors que l’Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises.

L’étude confirme que la situation économique et sociale de l’Irlande demeure désastreuse : ces milliards n’ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d’austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes.

L’étude publiée aujourd’hui par le réseau des Attac d’Europe a été coordonnée par Attac Autriche et Attac Irlande. Voici ses résultats en détail :

  • 18,1 milliards € ont été utilisés pour recapitaliser directement les banques irlandaises.
  • 55,8 milliards € sont allés aux créanciers de l’Etat irlandais . € 37,5 milliards ont servi à rembourser des obligations gouvernementales à échéance et € 18,3 milliards pour payer les intérêts sur les obligations en circulation .
  • 1,6 milliards € ont été dépensés par la National Asset Management Agency (NAMA), une structure de défaisance garantie par l’Etat , pour acheter les mauvais actifs immobiliers détenus par les banques irlandaises.
  • 14 milliards € ont été utilisés jusqu’à présent pour la liquidation de la Compagnie de liquidation des banques irlandaises ( IBCR ) , la fusion de deux banques nationalisées en faillite. 12,9 milliards entre eux ont été utilisés par l’AMNA pour acheter le reste des actifs de l’IBCR . Un autre 1,1 milliard a été versé aux créanciers de la banque à la suite d’ une garantie du gouvernement.

« Au cours de son soi-disant sauvetage, l’Irlande a mis plus d’argent dans le secteur financier qu’elle n’a reçu de prêts pour son renflouement », note Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France : « la population irlandaise s’est lourdement endettée pour sauver le secteur bancaire européen ».

Ces chiffres, qui concernent l’un des plus petits pays de la zone euro, confirment le caractère dérisoire de l’Union bancaire européenne et de son fonds de résolution récemment annoncé, qui atteindra à peine 60 milliards d’euros dans dix ans. Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers et des banques irlandaises, les spéculateurs et les banques tiennent plus que jamais le haut du pavé. « Nous espérons que 2014 marque en Europe le début de la fin de leur arrogante domination, grâce notamment à l’instauration, enfin, d’une véritable taxation des transactions financières ; pour notre part, en 2014, nous allons plus particulièrement cibler deux requins de la finance, BNP Paribas et la Société Générale, pour qu’elles cessent de trafiquer dans les paradis fiscaux et de financer des projets destructeurs de la planète », conclut Dominique Plihon.

Le rapport en détails (à télécharger ici) :

et en rapport avec cet article :

This map shows food poverty ‘is a reality in every county in Ireland’

Two unions are calling on the government to provide aid to organisations offering food assistance to those struggling this Christmas.

TWO TRADE UNIONS have today called on the government to provide support to organisations giving food assistance to people around the country so they can meet the demand on their services this Christmas.

Today Mandate and Unite released a map with a county-by-county breakdown of food poverty in the country, to highlight this demand.

image

The map shows Dublin fares worst with 112,300 people suffering food poverty. Larger counties like Cork and Galway follow close behind, with 50,500 and 25,300 people in need of assistance respectively.

Nationally, one in ten people suffer food poverty.

“Food poverty means that someone missed a meal in the last fortnight because of a lack of money,” Mandate general secretary John Douglas said. “It may mean they cannot afford a meal with meat or the vegetarian equivalent every second day or afford a roast or vegetarian equivalent once a week.”

Those suffering food poverty may be lone parent families; they may be the newly unemployed; they may be pensioners – and they may be people in work, struggling to survive on low wages.

Today the unions demanded that the government provide “immediate aid” of €10 million to organisations offering food assistance and to reverse cuts to low income groups in the new year.

They also called for an increase in the minimum wage – something the country has not seen since 2007.

“Poverty in Ireland today is part of a policy-made disaster – austerity, and the collapse in incomes it has brought in its wake,” commented Unite regional secretary Jimmy Kelly. “The figures released by Unite and Mandate show that food poverty is a reality in every county in Ireland.”

www.thejournal.ie

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