en Ecosse et en Irlande

Ecole de Glasgow(1) – James Kelman

L’actualité sociale donne envie aujourd’hui de retourner vers les écrivains de la fameuse  Ecole de Glasgow http://www.magazine-litteraire.com/critique/melee-ecossaise-04-03-2008-34739

Ils sont un peu à la littérature ce que Ken Loach est au cinéma :  Alasdair Gray, Irvine Welsh, John Burnside et bien sûr James Kelman, « L’écrivain écossais le plus influent, celui qui a su conjuguer la langue populaire, le lyrisme savant, l’engagement coléreux et l’ironie » Le Monde Diplomatique .

James Kelman, surtout  pour  » Si tard, il était si tard » et  » Le poinçonneur Hinnes »

Métaillié

Glasgow, dimanche matin, Sammy émerge de deux jours de beuverie. Il n’a plus de portefeuille et est chaussé de baskets qui ne lui appartiennent pas. Suspect, il est arrêté et sauvagement tabassé par la police. À la sortie il se découvre complètement aveugle. Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l’interroge pour un crime mystérieux lié au terrorisme politique et le médecin qu’il finit par consulter refuse d’admettre qu’il est aveugle. Il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu’est devenue sa vie. 

Sammy navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance exprimée dans une prose torrentielle, faite de rudesse, de tension qui ne faiblit jamais. On y lit une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d’ironie et d’humour noir.  http://editions-metailie.com/livre/si-tard-il-etait-si-tard/

Le Monde Diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/2005/01/PIEILLER/11830

Critique Libération décembre 2015 : http://next.liberation.fr/livres/2015/12/11/un-ecossais-en-kit_1420143

 

 » Fils d’un restaurateur-encadreur, James Kelman est né à Glasgow en 1946. A 15 ans, il quitte l’école et sa famille émigre aux Etats-Unis où il vit quelques temps avant de retourner à Londres et Edimbourg. Il commence à écrire à 22 ans, alors qu’il exerce le métier de chauffeur de bus à Govan.

En 1971, il rejoint un groupe de création littéraire et publie en 1983, à 37 ans son premier recueil de nouvelles, Not not while the Giro ; ensuite The Busconductor Hines (Le Poinçonneur Hines, Métailié, 1999) et A Chancer.
Il obtient le Cheltenham Prize en 1987 pour Greyhound for Breakfast, le James Tait Black Prize en 1989 pour A Disaffection (Le Mécontentement, Métailié, 2002) et le Booker Prize en 1994 pour How Late it was, How Late (Si tard, il était si tard, Métailié 2015). »

James Kelman habite à Glasgow. 

 

 

 

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3 Réponses

  1. Oui, c’est l’image d’une époque plutôt sombre,et c’est réaliste…mais ça vaut vraiment le détour!

    21 février 2016 à 11 h 25 min

  2. Très intéressant billet !

    21 février 2016 à 11 h 09 min

  3. Je connais cet auteur de nom, sans plus. Ça a l’air vraiment très sombre ! Je le note, merci ! 🙂

    21 février 2016 à 11 h 08 min

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