en Ecosse et en Irlande

Giraud de Barri et la Topographia Hibernica (1188)

 

L’IRLANDE AU MOYEN ÂGE : Giraud de Barri et la Topographia Hibernica (1188) de Jeanne-Marie Boivin

Le livre de Giraud de Barri ( Gerald of Wales pour les Anglais) est l’ouvrage de référence de tous ceux qui s’intéressent à l’Irlande médiévale. Il permet de découvrir tout ce qui se rapporte à  » la géographie de l’Irlande, son bestiaire, ses merveilles de la nature et les miracles de ses saints, enfin ses habitants, dont elle retrace brièvement l’histoire et dépeint longuement le mode de vie et les coutumes. » Bref, un vrai bonheur, d’une richesse et une densité incroyables, vers lequel on se  plaît à revenir encore et encore.

GIRAUD DE BARRI

 

NOTE DE L’ÉDITEUR – Librairie Honoré Champion Editeur 1993 : En 1188 paraissait la première œuvre écrite par un étranger sur l’Irlande, la Topographia Hibernica, composée par un clerc de la cour d’Henri II d’Angleterre, Giraud de Barri. Malgré la conquête anglaise commencée dans les années 1170, l’Irlande était à la fin du XIIe siècle une terra incognita. Giraud de Barri appartenait à une famille célèbre de conquérants, et lui-même avait passé près de deux ans dans l’île, qu’il avait explorée et étudiée avec un intérêt passionné. Il révélait au public choisi de la cour des Plantagenêts une région qui avait de tout temps alimenté les rêves et qui alimentait alors l’actualité : une zone frontière, sur laquelle butait la connaissance du monde, et une zone de front, sur laquelle butait — déjà — la politique expansionniste des souverains anglais.

La Topographia Hibernica décrit la géographie de l’Irlande, son bestiaire, ses merveilles de la nature et les miracles de ses saints, enfin ses habitants, dont elle retrace brièvement l’histoire et dépeint longuement le mode de vie et les coutumes. Journal de voyage repensé en recueil de curiosa, elle a fixé l’image d’une terre tout entière de mirabilia : domaine de sources enchantées et d’îles étranges — dont la plus célèbre est celle du Purgatoire de saint Patrick —, patrie de saints aventureux — Brendan — et amis des oiseaux — Kevin, Colmán —, mais aussi réservoir de monstres — loups-garous, hybrides en tous genres — dont le plus « merveilleux » est assurément … l’Irlandais.

On trouvera dans ce livre la première traduction française de cette œuvre, qui fournit à l’Europe médiévale l’essentiel de sa connaissance — réelle et mythique — de l’Irlande, et qui reste notre principale source d’information sur ce pays au Moyen Âge, ainsi qu’une étude des représentations de cet « horizon onirique » de l’Occident médiéval.

Giraud de Barri signait son premier essai en littérature, qui devait rester son essai préféré, fut revu et augmenté jusqu’à la fin de sa vie et éclaire, mieux que tous ceux qui ont suivi, la production littéraire contrastée et la personnalité controversée d’une figure haute en couleur de la scène intellectuelle, politique et religieuse des années 1200.

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