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The Field de Jim Sheridan

« Jim Sheridan’s second film was an epic tale of land rights and murder. The Field had initially been adapted with Ray McAnally – so wonderful as Mr Brown in My Left Foot – in mind, but the actor’s unexpected death left the role open. In stepped Richard Harris as the Bull McCabe. The rest certainly was history, with Harris thundering through a film that saw John B. Keane’s original stage play transferred from the 1960s to the 1930s and the figure of the outsider/property speculator altered from a returning British-Irish immigrant to a Yank. With echoes of Yeats’ Cuchulainn from ‘On Baile’s Strand’ and, in his final madness, King Lear, the film re-imagined the Irish past as Oedipal tragedy. Critics and audiences alike were shocked, some horrified by Sheridan’s bleak view of the West, with its mean-spirited natives and murderous patriarchs. Certainly the bucolic days of The Quiet Man were over. »

Notes by Ruth Barton.

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Au nom du pere de Jim Sheridan – 1993

Critique/Telerama – 01/ 2009TT

Film de Jim Sheridan (In the name of the father, Irlande/GB, 1994). Scénario : Terry George, d’après Gerry Conlon. Image : Peter Biziou. 130 mn. VF. Avec Daniel Day-Lewis : Gerry Conlon. Pete Postlethwaite : Giuseppe Conlon. Emma Thompson : Gareth Peirce. John Lynch : Paul Hill.

Genre : chronique d’une erreur judiciaire.

Années 70 : Gerry Conlon est un jeune Irlandais à problèmes, facilement mêlé aux batailles rangées des rues de Belfast. Envoyé par son père à Londres, il est accusé d’être l’auteur d’une explosion terroriste. Il n’est pas coupable mais représente le suspect idéal pour une justice anglaise sur les dents…

L’histoire, totalement vraie, est imparable : celle d’une erreur judiciaire tellement énorme qu’un romancier n’oserait pas l’imaginer. La justice britannique refusait encore de libérer Conlon et ses « complices » alors même que le vrai coupable, McAndrew, s’était livré à la police ! A partir d’un tel matériau, il est difficile de rater son coup : le spectateur ne peut que prendre d’emblée fait et cause pour les victimes innocentes, et attendre, haletant, que justice soit faite… Mais Jim Sheridan et son scénariste ont enrichi et creusé l’intrigue pour éviter un manichéisme trop démonstratif. Ils ont surtout engagé des comédiens magnifiques. Ce que font Daniel Day-Lewis et Pete Postlethwaite dans les scènes de prison est vraiment étonnant et très émouvant. Voilà du cinéma adulte et engagé qui n’oublie pas d’être aussi du cinéma spectaculaire et captivant